Les aventures du dépanneur de la station Namur
La prochaine fois que vous passez par la station de Métro Namur, allez voir à l’intérieur du dépanneur une seconde. Ark! C’est tellement dégueulasse! Il y a plein de traîneries sur le plancher mal lavé, le contenu des frigidaires est arrangé tout croche: on peut y voir une bouteille de Gatorade à coté d’un sandwich d’on ne veut pas savoir qu’elle date, avec un canette de Pepsi et d’autres sandwichs divers. C’est le free-for-all là-dedans! En fait dans le dépanneur au complet.
Mais vu qu’il est totalement le seul dans le coin (même en dehors de la station, il ne semble n’y avait aucun dépanneur dans les environs), il a le monopole, c’est donc que son insalubre de dépanneur reste en vie.
La STM ne devrait pas accepter ça, ça n’a tout simplement pas de bon sens! Il m’arrive aussi toujours des péripéties avec le propriétaire:
- Une fois je voulais ouvrir le congélateur alors qu’il y avait des boîtes qui traînaient dessus. Alors moi n’étant pas habitué à une telle chose dans un dépanneur et ne sachant pas trop comment aborder le problème, je les tasse tout simplement un peu à côté. C’est alors que le vieux me grinche après (enfin il tente, il ne parle pas trop bien ni le Français ni l’Anglais) car il a sa manière spécifique de tasser ses boîtes que je ne semblais pas respecter. Il ne m’aurait probablement rien vendu si j’avais mal déplacé ses boîtes de carton.
- Une fois je suis entré pour m’acheter un Red Bull. Il n’y en avait pas, alors je ressors. Le vieux m’interpelle en me demandant ce que je veux, je lui répond: du Red Bull. Il dit qu’il a du Base et que c’est pareil, ce à quoi je lui répond merci, mais je préfère tout de même le Red Bull (tant qu’à dépenser 3$ pour un drink d’énergie, autant acheter le vrai). Il me dit encore que c’est pareil, un peu trop insistant cette fois. Je jure que s’il l’avait pu, il aurait appuyé sur un bouton caché sous son comptoir pour qu’une porte de métal tombe du plafond pour m’empêcher de sortir;
- Une autre fois, j’étais là tranquille à décider ce que j’allais prendre, comme d’autres clients qui faisaient pareil. Je me prends un petit quelque chose, tandis que les autres mecs sortent sans rien prendre. Le bonhomme me demande quelque chose comme: « They were stealing huh? What did they take!! » Je lui réponds que je ne pense pas qu’il n’ait pris quelque chose, mais il ne semblait pas me croire;
- Finalement aujourd’hui j’entre dans le dépanneur tandis qu’un homme s’affère à regarder les ceintures en ventes, accrochées sur la porte (…). Le mec doit demander à trois reprises combien elles coûtent, étant donné qu’il n’a jamais pu comprendre les 2 premières tentatives de réponse. C’est alors qu’au lieu de passer les trois clients qui attendent pour payer, le vieux lui dit « What size you want? What size? 34? 36? » avant d’aller chercher une caisse à lait pleine de ceintures. Il va même jusqu’à les essayer sur lui pour l’aider à choisir la bonne, tandis que moi je regarde l’air à la fois étonné et amusé, tellement la scène était trash.
Son bail, il se termine quand? Car c’est tout de même un superbe emplacement: son magasin fait partie intégrante de Système de Pierre Granche, mon oeuvre d’art préférée du Métro de Montréal. Ça mérite bien mieux…

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